J’ai commencé à photographier les immigrés polonais dans l’État du Parana en 1979, dans le cadre d’une commande du journal Estado de São Paulo et pour une exposition en hommage au Pape Jean-Paul II, qui devait visiter le Brésil l’année suivante. Ces deux travaux m’ont amené à la rencontre de mes propres origines. La famille de ma mère est arrivée au Brésil à la fin du XIXe siècle, et celle de mon père, en 1926, quand il avait déjà l’âge de14 ans. La famille de mon père a vécu plusieurs mois dans une plantation de café, dans une situation de semi esclavage, jusqu’à ce qu’elle réussisse à s’enfuir vers la ville de Curitiba.
* Ici et là-bas | Né en 1943 à Curitiba, João Urban se consacre à la photographie publicitaire et documentaire dès les années 60. Ses projets d’auteur s’articulent autour de la mémoire, avec une prédilection pour les origines et les racines de la population du Parana (Sud du Brésil). Parmi se livres se trouvent : Bóias frias, publié en 1984 en Allemagne et en 1988 au Brésil; Tropeiros( 1992), Aparecidas (2002); et Tu i Tam (2004). Parmi ses expositions individuelles, signalons João Urban - 40 ans de photographie, réalisée récemment par le musée Oscar Niemeyer de Curitiba. Il a aussi a participé de diverses biennales et expositions collectives au Brésil et à l'étranger, dans les villes de Mexico, Paris, Londres, Moscou, Milan, Venise, Zurich, Berlin, Aachen, Madrid, La Havane et Szczecin. Il a reçu les prix de la Banque du Brésil (Salon d’Arts Plastiques du Parana) et de la 14e Biennal Internationale de São Paulo, le prix Essai de la Banque J. P. Morgan et la bourse Vitae d’Arts. Ses images se trouvent dans les fonds photographiques du musée de la Photographie de la ville de Curitiba, musée d’Art Moderne de São Paulo, Institut Brésilien d’Art et Culture, musée d’Art de São Paulo (Collection Pirelli), Institut Cultural Itaú, musée Français Bièvres de Photographie, Kunsthaus de Zurich, musée de la Maison Brésilienne à São Paulo, et dans les collections privées de L.Sverner et de J.Paiva.
|