Pourquoi les masques nous inquiètent-ils ? En raison peut-être de leur double vertu, celui de cacher et dévoiler à la fois. Entre les visages qu’ils occultent et la persona qu’ils dévoilent, les masques sont des signes qui ne vieillissent pas. Même dans ses manifestations les plus précaires et naïves, ils capturent notre regard dans un même enchantement primitif. Ils subliment, libèrent, dénouent les identités cachées, rendant au corps sa nature indifférenciée et anonyme. |
Aristides Alves est né en 1949 à Belo Horizonte (Minas Gerais). Formé en biologie et en journalisme, il devient photographe professionnel à partir de 1975. Membre actif de la vie associative, il est l’un des fondateurs de l’ASA, la première agence photo de Bahia e du groupe FotoBahia, qui a organisé des nombreuses expositions collectives entre 1978 et 1983. Il a été aussi collaborateur de l’Agence F4, de São Paulo. Il vit à Salvador depuis 1972 où il développe des projets d’édition sur des thèmes écologiques et un travail de documentation à caractère anthropologique sur les traditions culturelles et religieuses de Bahia. Il a réalisé diverses expositions individuelles, ayant aussi participé d’importantes manifestations collectives au Brésil et à l’étranger. Il a publié plusieurs livres parmi lesquels : Máscaras da Bahia en 2000, Imagens da Bahia en 1993, Chapada Diamantina en 1997, et Áreas de Proteção Ambiental da Bahia en 2003. aristides@compos.com.br |