Au Japon, on considère que le temps peut, en soi, dévoiler l’essence des choses. Cela explique sans doute la fascination qu’ont les Japonais par les signes du vieillissement et par tout ce que suggère un âge avancé. Tous ces signes, les Japonais les nomment saba – “corrosion”, au sens littéral du mot. Saba est l’usure naturelle de la matière, la marque, la patine du temps, partie intégrante du beau, qui permet de rendre visible le lien entre art et nature.
Cette série photographique précède le tournage du court-métrage de même nom, réalisé par l’auteur en collaboration avec Thereza Menezes, et qui a été très remarqué lors de divers festivals de cinéma au Brésil et à l’étranger. | Gregório Graziosi Né en 1983 dans la ville de São Paulo, Gregório Graziosi est formé en Arts plastiques, et suit actuellement des cours de cinéma à la Fondation Armando Alvares Penteado. Son court-métrage Saba, réalisé conjointement avec sa collègue d’école Thereza Menezes, a été sélectionné pour participer d’importants festivals comme l’IDFA (International Documentary Film Festival Amsterdam), le ZINEBI (International Festival of Documentary and Short Film of Bilbao), la Mostra de Cinéma de São Paulo et le Cinéma du Réel qui se tiendra à Paris du 9 au 18 mars 2007. |