| Ces images ont été réalisées en Amazonie brésilienne au cours de la période 1999-2003 et font partie d’une recherche sur la physionomie du végétal dans le paysage amazonien. La prise de vues a exploité tour à tour, non seulement la forêt équatoriale dans une variété d’écosystèmes (terre ferme, terres inondables, mangrove…), mais aussi la situation des arbres dans un contexte urbain (Belém), des plantations industrielles, des forêts en partie cultivées, des systèmes agro forestiers, des terres déboisées et des expériences de reboisement. Ainsi, qu’ils soient urbains ou ruraux (les milieux), homogènes ou hétérogènes (les forêts), cultivés ou spontanés (les végétaux), exotiques ou indigènes (les espèces), « culturels » ou « naturels », tous les éléments qui composent le paysage végétal en Amazonie sont ici accueillis comme autant de variations sur un seul motif et comme ayant, a priori, une importance égale. [P. Pardini] | Patrick Pardini Né en 1953 à Niterói, Rio de Janeiro, Patrick Pardini vit et travaille depuis des nombreuses années à Belém, en Amazonie. En suivant les pas de son père Roger Pardini qui avait été reporter photographe à la célèbre revue O Cruzeiro, Patrick a d’abord travaillé en tant que photojournaliste à Belém. Dans les années 1980, il réalise une série de reportages et de diaporamas sur des sujets de l’actualité amazonienne (l’impact social des grandes entreprises industrielles, la vie des enfants et adolescents en milieu rural, les villages de descendants d’esclaves marrons…) ainsi qu’une recherche sur les fêtes et rites sociaux urbains. En 1989 sa première exposition personnelle intitulée O Ritual das Mascaras a lieu à São Paulo. En 1990, il est engagé comme photographe par l’université Fédérale du Pará. De 1995 à 1999, lors de son séjour en France, il réalise deux expositions : Autre Amazonie (1998), simultanément à la Galerie Image Innée d’Amiens et au Salon du Livre de Paris consacré à la littérature brésilienne, et Mondial Hors Champ (1999) à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, rééditée la même année à São Paulo sous le titre Interferências, dans le cadre du IV Mois International de la Photographie. Depuis son retour au Brésil en 1999, il se consacre à une recherche de longue haleine sur « le motif végétal dans le paysage amazonien ». Une première exposition, Arborescência, a été réalisée à Belém en 2001. Il est lauréat pour ce projet des bourses VITAE (2002) et Institut d’Art du Pará (2003) d’aide à la création. Patrick Pardini est actuellement photographe au Musée de l’Université Fédérale du Pará, à Belém. contact : patpardini@uol.com.br |